lundi 19 février 2007

Profit + Plan de restructuration = Profit record?

C'est l'équation du moment, lancé par le Parisien :
«Les 40 plus grandes entreprises françaises auront engrangé l'an dernier la bagatelle de 74 milliards d'euros de bénéfices». Le Parisien qui rappelle que déjà l'année 2005 avait été marquée par «des profits historiques». Reste que, pour le journal, «l'annonce de ces super-profits crée le malaise et ne manquera pas, en pleine campagne électorale, de relancer la polémique sur un "juste" partage des bénéfices». Le Parisien rappelle en effet que «les géants du CAC 40 sont plutôt du genre pingres : entre 2000 et 2005, ce sont avant tout les actionnaires qu'ils ont préféré servir en premier avec une hausse des dividendes de plus de 70 %». Dans le même temps, poursuit le journal, «les salariés du groupe BNP Paribas ont signé récemment une pétition afin d'obtenir une hausse générale des salaires de... 1,2 %». (RFI)



On peut sans doute aller plus loin, en rappelant au bon souvenir de Danone, en 2001 : "Danone s’apprête à supprimer 3 000 emplois en Europe, dont 1 700 en France, et à fermer sept usines dans notre pays alors que le groupe réalisait un résultat net de 4,5 milliards de francs en 1999." Et ce qu'on revit aujourd'hui avec Alcatel-Lucent... L'histoire n'est qu'un éternel recommencement.

Indeminités des députés : purement scandaleux

Selon un article du Canard Enchainé du 7/2, Jean-Louis Debré envisage de faire un cadeau aux représentants du peuple, s'il s’avère que celui-ci ne les reconduisait pas après les prochaines élections. D’ores et déjà, ces "battus" continuent de percevoir leur indemnité de députés (5 800 euros) pendant 1 semestre. Il est envisagé de porter ce délai à 10 semestres donc 5 ans (le temps d’une législature), mais de manière dégressive (20% au bout de 5 ans, 1 000 euros quand même).

"Mais l’idée d’y penser est un scandale sans nom. Nos élus se protègent aussi bien qu’ils passent leur temps à nous marteler que notre propre protection est néfaste à notre pays. Nos retraites, nos CDI, l’interdiction de licencier sans raison, tout cela est néfaste pour notre économie, nos entreprises entend-on dire sans cesse. Garder 5 ans une indemnité sans rien faire n’est par contre pas un scandale. Peut-être que nos valeureux députés ont en préparation une loi protégeant aussi bien les citoyens licenciés ?" (BELLACIAO)

"Ces mêmes députés qui estiment que l'AAH (610 €/mois) et le minimum vieillesse (365,97 €/mois ) permettent de vivre correctement, prennent tout particulièrement soin d'une catégorie très particulière de chômeurs potentiels et de pauvres virtuels : eux-mêmes, après les élections." (Partager ou disparaître)

lundi 12 février 2007

Article du Télégramme : "Parti radical de gauche - Les noms se précisent"

Rassemblées au cours d’une réunion régionale, les quatre fédérations départementales de Bretagne du parti radical de gauche (PRG) ont dévoilé, samedi à Lannion, les noms de leurs probables candidats aux élections législatives.
« Ce n’est pas encore officiel », déclarent les représentants des fédérations départementales. Jeanne Larue, vice-présidente de la fédération régionale Bretagne du PRG et vice-présidente du conseil régional, est pressentie sur la circonscription de Redon. Christian Couet, vice-président du conseil général d’Ille-et-Vilaine, en charge de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, représentera le parti sur la circonscription de Saint-Malo. Pour les Côtes-d’Armor, la circonscription de Guingamp sera représentée par Michel Priziac, élu de Grâces. Et François Bouriot, président de la fédération départementale des Côtes-d’Armor du PRG et maire de Trélévern, représentera le parti sur la 5 e circonscription Lannion-Paimpol. Christiane Migot, présidente du PRG Finistère, portera les couleurs du parti sur Brest.
Soutien à Ségolène Royal
En ce qui concerne l’élection présidentielle, le PRG soutient la candidature de Ségolène Royal (PS). Le premier meeting de la candidate socialiste se déroulera le 20 février prochain, au parc d’exposition Saint-Jacques-de-la-lande, à Rennes où plus de 10.000 militants sont attendus. Christiane Taubira (PRG) sera à ses côtés.


Plus de 35 membres du PRG de Bretagne étaient réunis samedi à Lannion dont François Bouriot, président de la fédération costarmoricaine, Christiane Migot, présidente du PRG Finistère, Jeanne Larue et Johan Theuret, vice-présidente et président de la fédération Bretagne, ainsi qu’André Lefeuvre, vice-président du conseil général d’Ille-et-Vilaine. (Photo Isabelle Le Maléfan)

ALCATEL : une prime de 16500 euros par salarié licencié versée aux actionnaires

Le jour même où la Direction Générale du groupe Alcatel-Lucent annonce la suppression de 12500 emplois sur 3 ans, le cours de bourse de l'action Alcatel grimpe comme par hasard de 2,27% et la Direction décide, pour « donner confiance aux actionnaires », de distribuer 16 centimes d'euros par action, soit environ 206 Millions d'euros aux actionnaires financiers du groupe. Bonne nouvelle pour celui qui a la chance de posséder 10 000 Euros d'actions ALCATEL : il vient de gagner en trente secondes 227 euros de plus-values et 154 euros de dividendes d'actions.

Cette fois ci, c'est trop, trop choquant, trop injuste, trop provocateur.

Puisqu'on en est au stade de la provocation, on peut faire aussi ce calcul : Alcatel verse à ses actionnaires pour les « rassurer » une prime de 16 500 euros par salarié licencié.

Le Parti Radical de Gauche, parti modéré de centre-gauche, soutient le concept de la libre entreprise compatible avec une Société fraternelle, solidaire et équitable. Le groupe Alcatel-Lucent connaît ou va connaître des difficultés : soit, même si cela reste à vérifier, prenons acte de l'annonce. En revanche, la première mesure à prendre, c'est de supprimer le versement du dividende aux actionnaires financiers. Comment expliquer aux salariés qui vont se retrouver à la rue que leur malheur fait le bonheur de ceux qui ont spéculé sur leur travail ? C'est tout simplement immoral et c'est cette immoralité là qui pousse l'ensemble de la classe moyenne vers des solutions de rejet de la Société tout entière, des solutions extrémistes, qu'elles soient dites de droite ou dites de gauche.

Placer son épargne disponible (pour ceux qui ont la chance de pouvoir encore épargner) dans l'industrie n'est pas un crime, loin de là : mais cela n'est pas ou ne doit pas être un jeu pervers et malsain, un jeu sans risque où on peut toujours gagner plus sans jamais perdre. La bourse n'est pas un jeu de monopoly.

Les Radicaux de Gauche des Côtes d'Armor dénoncent l'incohérence et la provocation des mesures annoncées, exigent le retrait immédiat de l'annonce de versement de dividendes aux actionnaires et invitent sereinement l'ensemble des salariés d'Alcatel à faire confiance à leurs représentants syndicaux pour négocier avec la Direction les réelles mesures à prendre pour préserver l'emploi tout en faisant prospérer l'entreprise et leur outil de travail, sans le démolir par des actions dévastatrices dont ils seront, à coup sûr, les premiers à en payer les frais. Les radicaux de gauche du Trégor soutiendront sans faille les salariés d'Alcatel et leurs familles.

François Bouriot

Président de la fédération départementale du Parti Radical de Gauche des Côtes d'Armor

Maire de Trélévern

Vice Président de la Communauté d'Agglomération Lannion-Trégor

mercredi 24 janvier 2007

Remise en cause de la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans

La Fédération Départementale des Radicaux de Gauche des Côtes d'Armor dénonce l'attaque inacceptable contre l'école à 2 ans. Il s'agit à la fois d'une régression en terme d'éducation du jeune enfant, d'une régression du service de proximité aux jeunes parents, de charges nouvelles pour les collectivités locales, d'atteinte inadmissible au service public notamment en espace rural et dans les quartiers défavorisés. Ceci se traduit par la fermeture de classes maternelles dans les petites communes entraînant ipso facto la surcharge des classes restantes (jusque 35 élèves parfois), le départ contraint des enseignants de leur poste (6 écoles maternelles ou primaires touchées sur le seul canton de Rostrenen par exemple), l'impossibilité pour les familles de trouver des solutions d'accueil, d'où leur désarroi et l'obligation de quitter leur maison pour habiter ailleurs. Les Radicaux de Gauche considèrent qu'au delà du supposé problème comptable immédiat, ce sont bien les services de proximité qui sont les éléments déterminants d'un développement harmonieux du territoire départemental. A l'heure où les maires du département et leur association (AMF) expriment leur détermination quant au maintien et au développement des services à la population, comment ne pas s'élever vigoureusement contre les décisions qui en scellent l'affaiblissement voire leur disparition dans certaines zones. Malgré le travail constant de leurs élus locaux, le dynamisme de leurs associations, l'investissement de leurs forces vives et le potentiel humain de leurs habitants, les problèmes de ruralité et de quartiers ne sont ni compris ni entendus des décideurs. Le Parti Radical de Gauche (PRG), sa fédération départementale des Côtes d'Armor, ses délégués de circonscription seront toujours aux côtés des populations locales, où qu'elles soient, pour les aider à faire entendre leur voix : celle des valeurs humaines pour un avenir meilleur et solidaire pour chacun.

François Bouriot

Maire de Trélévern

Président Départemental du Parti Radical de Gauche des Côtes d'Armor Justifier

dimanche 14 janvier 2007

Le bruit et l'odeur...

"Quand on n'a pas de papiers, ou quand on a seulement une carte de séjour temporaire d'un an, on n'a pas à bénéficier d'un logement social aux frais du contribuable." "On ne doit pas immigrer en France pour bénéficier d'aides sociales. Notre pays n'a pas vocation à être un guichet social universel !"
Pourtant ces immigrés viennent contribuer à la solidarité nationale en tant que travailleur...

Pour plus de précisions, le papier du monde "Droit au logement : M. Sarkosy veut exclure des étrangers réguliers".

mardi 2 janvier 2007

Attentes citoyennes et contraintes d’élus locaux : dialogue pour une compréhension mutuelle

La vie locale est la source du politique. C’est sans doute le seul intérêt d’une proposition démagogique de Royal, sur les jurys populaires. A aucun moment, n’est posée la question de savoir comment et sur quelle base doivent être jugés les élus et leurs actions. Y a-t-il un sens à juger d’une action en cours avant qu’elle ne soit achevée ? Ces jurys réactivent le funeste souvenir de l’Inquisition.

Pour autant cette proposition met le doigt sur une dimension importante. La chose publique est affaire de dialogue. Et donc une affaire de compréhension mutuelle. Ce dialogue sur la conduite des affaies publiques est devenue une exigence tant pour les élus que les citoyens. Pour ces derniers, ce désir est plus que légitime. Elle est la condition d’une démocratie locle dans un sens plus participatif. L’association des habitants à la prise de décision est une requête fondée. Elle requiert au préalable une lisibilité de l’action des pouvoirs locaux et la responsabilisation des élus face à la souveraineté populaire, dans le cadre d’une confrontation au suffrage universel direct. C’est une des enjeux de l’intercommunalité. Qui connaît les champs d’intervention d’une communauté de communes ou d’agglomération ? Trop peu assurément.

Certes. Mais face à ces attentes, une autre réalité existe. Celle de l’exercice de la fonction d’élu local et des contraintes qui en découlent. Sans vouloir en faire le catalogue, on peut en citer quelques-unes :

  • la responsabilisation personnelle croissante des élus, sans véritable protection juridique ;
  • la multiplication des échelons adminsitratifs et des procédures qui désoriente les administrés dans le choix des interlocuteurs à privilégier (quand ce n’est pas les élus eux-mêmes !). Vers qui se tourner aujourd’hui pour financer un projet associatif ?
  • les contraintes privées, professionnelles, familiales : un élu au service d’une collectivté, on a tendance à l’oublier, n’est pas qu’un élu.
Ces difficultés ont pour première conséquence un difficile renouvellement du personnel politique dans un contexte marquée par une dépolitisation croissante, voire une défiance à l’égard du politique, des politiques publiques et de la Politique. Quelque puisse être le fondé de cette image, il est devenu difficile d’assurer, pour un élu, la continuité de son action.