samedi 28 avril 2007

Bayrou et l'UDF résumés par Binet


Alors que François Bayrou attaque à boulets rouges Nicolas Sarkozy, ses parlementaires soutiennent le candidat de l'UMP les uns après les autres. Evident, puisque ces élus ne peuvent l'être que dans le cadre d'alliance avec la Droite.

Mais pour complexifier un peu plus le paysage, la cuisine électorale selon Bayrou :
"Le candidat centriste parierait sur la victoire de Nicolas Sarkozy, et sur le désoeuvrement du parti socialiste au lendemain de sa nouvelle défaite, pour se positionner en chef de l'opposition et récupérer ainsi une partie de l'électorat de gauche déçu par les résultats du PS." (Come4news)

En tous les cas, le débat Royal-Bayrou permet à ce dernier d'être toujours présent malgré sa défaite au premier tour. Bref, il creuse son sillon au Centre, en jouant les schizophrènes.

mercredi 25 avril 2007

Pour une Gauche unie pleine d'initiative et de bon sens

Les réactions à l'élection présidentielle

François Bouriot. Maire de Trélévern et président départemental du Parti radical de gauche, il note que « pour Trélévern, je ne peux que me réjouir de la très forte participation électorale, du vote massif de nos jeunes inscrits, du recul du Front National par rapport à 2002 où Trélévern s'était bizarrement distingué et des bons scores réalisés par Ségolène Royal et François Bayrou. [...] La gauche unie ne doit pas faire une campagne strictement défensive (du type tout sauf Sarkozy) mais se montrer au contraire pleine d'initiative et de bon sens afin de démontrer à l'électorat de François Bayrou qu'il faut voter Royal le 6 mai. La victoire est possible et mais elle sera le fruit de la mobilisation intense de toutes les forces de progrès ».

mardi 17 avril 2007

Les pronostics des RG

Les RG (Renseignements Généraux) qui ont l'habitude des sondages viennent de sortir le leur, selon le Nouvel Obs. Et avec une surprise de mauvais goût... Un second tour Le Pen - Sarko.
Au final, Royal serait éliminée. Et, bien sûr, la faute à Bayrou. Puisqu'en 2007, il n'y a plus de petits candidats. Faut toujours un bouc émissaire.

dimanche 8 avril 2007

Soutien aux kidnappés en Afghanistan

Le 11 septembre 2004 j'attérissais à Kaboul et trois jours plus tard je découvrais le Baloutchistan Afghan, le Nimroz (ma nouvelle Bretagne à moi). Puis je prenais mon poste de responsable pédagogique et de formation avec l' ONG Terre d'Enfance. Elle se composait de cinq membres en France et un staff technique en Afghanistan à Zaranj, Nimroz. Aujourd'hui cinq d'entre eux sont dans la position la pire que puisse connaître un citoyen dont les engagements vont à l'opposé de ce qu'il ou elle rencontre actuellement: le rapt fondamentaliste, la privation de liberté par les soldats de la lie de l'humanité. Chacun ses Le Pen, les leurs ne sont vraiment pas beaux non plus, et en plus...on connaît l'Histoire.

Alors après avoir sécher mes larmes je reste debout pour garder la dignité d'un homme libre, aux côté de Terre d'Enfance, de mes deux collègues et de mes frères Afghans.

Yann La planche

jeudi 5 avril 2007

Ca a le mérite d'être clair...

"L'attitude de Bernard TAPIE est pitoyable. Quand on a été Ministre de François MITTERRAND, quand on a porté haut et fort les valeurs du radicalisme, on n'a pas le droit de se commettre avec Nicolas SARKOZY. A partir de ce jour, Bernard TAPIE n'est plus des nôtres."
Jean-Michel BAYLET,
Président du Parti Radical de Gauche

mercredi 28 mars 2007

Présidentielle : l'impôt ne fait pas recette

La campagne électorale semble avoir malheureusement délaissé le terrain économique alors qu'il est sûrement le plus essentiel pour les citoyens. La fiscalité est notamment un aspect essentiel. Une émission de France Culture, le Bien commun, dont le dernier numéro était intitulé "Impôt : instrument de la fraternité", a abordé ces questions.


Il y est beaucoup question du solidarisme (cher aux Radicaux), du radical Joseph Caillaux... Je rappelle que les Radicaux défendent fermement le renforcement de l'impôt progressif (comme l'impôt sur le revenu) seul gage de solidarité. Ségolène Royal a intégré cette préoccupation dans son Pacte présidentiel.

Je note sans surprise que Nicolas Sarkozy veut baisser de 4 points le niveau de prélèvements obligatoire ce que même Margaret Tatcher n'est pas parvenue à faire. Même le quotidien du monde des affaires, le Financial Times, n'est pas convaincu et dénonce le manque d'honnêteté de Sarkozy : "S'il veut des taux d'imposition à l'américaine, il devra avoir un secteur public à l'américaine".

Quand à François Bayrou, il propose de financer la protection sociale par la TVA, soit le plus injuste des impôts (puisqu'il ne prend pas en compte le niveau de revenu). Mais comme il n'est pas de droite, il appelle cela la "TVA sociale"...

mercredi 21 février 2007

La politique déserte les banlieues. On s'en doutait.

Les mairies ont été prises d'assaut en décembre dernier par les futurs électeurs pour leur inscription sur les listes électorales, à l'approche des présidentielles. Le fait a été largement couvert par la presse. Pour autant, "même s’il y a eu un mouvement plus important d’inscription en 2006, c’est la participation qui est aujourd’hui minoritaire alors que l’abstention est devenue la norme."

Ces propos de deux chercheurs partis enquêter sur le terrain des banlieues nous rappellent le fossé qui se creusent entre élus et population dans les quartiers difficiles. "Il faut bien se rendre compte de l’état de la démocratie dans un quartier comme celui des Cosmonautes : on compte 1 400 habitants, dont 700 environ sont des Français en âge de voter. Parmi eux, 500 seulement étaient inscrits sur les listes en 2002. Et au premier tour de la présidentielle, moins de 300 de ces inscrits sont allés voter. Lorsqu’on étudie les listes d’émargement sur la longue période, pour voir qui participe régulièrement, on se rend compte que le noyau dur des électeurs tombe à 150 personnes. [...] Cela se traduit de manière très concrète dans une commune comme Saint-Denis : en 2001, le maire (Patrick Braouezec) a été élu, au premier tour, avec un peu moins de 7 500 voix sur une population de 85 000 habitants ! Son prédécesseur (Marcelin Berthelot) avait, quant à lui, été élu au premier tour en 1977 avec 20 515 voix. Quand on s’intéresse aux banlieues populaires, on s’aperçoit que la France est en voie d’américanisation électorale."


Le constat est tout simplement édifiant et s'apparente à un scrutin censitaire dans un contexte où l'universalité est, théoriquement, la règle : seule une poignée d'habitants désigne ses représentants. A ce constat, deux explications :
- La plus évidente, mais la moins pertinente : "L’encadrement partisan et syndical y a totalement disparu. En cinq années d’enquête sur le quartier, nous n’avons pas rencontré un seul militant communiste."
- L'essentiel étant la "déstructuration des environnements populaires et la déstabilisation de leurs populations ! Le travail, par exemple, a longtemps constitué un espace de politisation individuelle et collective."

(source : Samizdat).